Jardin de thé : mieux le comprendre pour mieux l’aménager

Si vous êtes intéressé par la culture japonaise, vous avez sûrement déjà entendu parler des jardins de thé. Sinon, vous êtes sur la bonne page, afin d’en apprendre d’avantage. Cette visite, ce passage par le jardin se ponctue par la cérémonie du thé. Nous ne parlerons pas ici de ladite cérémonie du thé. Mais intéressons-nous au jardin lui-même.

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Mieux comprendre la philosophie du jardin de thé

C’est l’un des jardins japonais que l’on connaît le plus, mais c’est aussi le plus codifié. En comprenant sa raison d’être, on décrypte les codes et on comprend sa philosophie.

Voici un résumé de l’extrait du bouquin ‘‘Le livre du thé’’, rédigé par Okakura Kakuzo : ‘‘la traversée du jardin permet à l’esprit de s’élever au-dessus des pensées ordinaires, alors qu’on s’enfonce dans la pénombre des arbres aux feuilles toujours vertes’’.

De cet extrait, on comprend combien la dimension spirituelle se définit profondément dans les jardins de thé. C’est la grande différence avec les autres jardins japonais. Il n’est pas fait pour une simple visite, mais pour se couper de façon physique, phonétique et visuel du monde extérieur. Il permet la transition, du monde ordinaire au monde sacré grâce à son élaboration particulière.

Réalisation d’un jardin de thé

La première partie de ce jardin est caractérisée par un chemin de pierres qui jonchent le sol : c’est le premier Roji. Il va de l’entrée principale à un mur en bambou, qui identifie le début du seconde Roji. La symbolique de ce passage est profonde. Le visiteur, en refermant la porte, laisse le monde ordinaire derrière lui.

Le visiteur se retrouve sous une végétation sombre et fournie. Les feuillages sont verts et non colorés. Tout est calculé pour instituer la notion d’intemporalité, et ainsi favoriser la méditation, l’esprit n’étant pas distrait par la contemplation des fleurs.

La lueur des lanternes en granit, recouvertes de mousse éclaire légèrement le chemin. Le second Roji débouche sur le Tsukubai.

Le Tsukubai, un bassin de pierres

C’est la pièce maîtresse des jardins de thé. Son but est de fournir l’eau nécessaire pour les ablutions, avant la participation à la cérémonie du thé. Ainsi, le visiteur se purifie les mains, le front, la bouche.

Des pierres sont disposées autour du bassin d’eau.

La première, plate, permet au visiteur de couper le contact avec la terre. Placée près du sol, elle amène le visiteur à s’accroupir, une position d’humilité, nécessaire pour le rituel de purification.

Deux autres pierres plates sont placées à droite et à gauche du bassin. L’hôte dépose son récipient d’eau destinée aux ablutions sur l’une des pierres et sur l’autre une bougie afin d’éclairer le Tsukubai à la tombée du jour.

Les autres pierres ferment l’ensemble, évitant à l’eau de s’écouler dans le jardin. Au centre du Tsukubai, les graviers permettent le drainage des eaux.

L’eau de purification

Elle peut être apportée par l’hôte, ou provenir d’une source. Dans ce dernier cas, on utilise une fontaine en bambou. Afin que l’eau se déverse dans la zone de drainage, évitant ainsi les stagnations.

Le Tsukubai est juste à la porte de la maison des thés. Après le rituel de purification, le visiteur passe à la cérémonie du thé.

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